Dédicace de Pierre Pevel

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Aujourd'hui, le Dernier Bar avant la fin du monde, à Paris avait le plaisir d'accueillir Pierre Pevel pour une séance de dédicace à l'occasion de la sortie du premier tome de son nouveau cycle: "Haut-Royaume". J'ai donc été avec plaisir à cette rencontre!

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Le Dernier bar avant la fin du monde est un endroit très sympathique qui organise souvent des rencontres et autres soirées à thème dans l'ambiance geek/trendy du bar! La séance de dédicaces commençait à 18.30, mais je suis arrivée un peu en avance. J'ai pu en profiter pour siroter un verre et voir Pierre Pevel manger un morceau avec son éditeur avant de commencer sa séance de dédicaces!

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J'en ai profité pour prendre quelques clichés lors de la mise en place de la table où se feraient la séance. Voir tous ces livres bien sagement alignés sur la table à bien sur ravi l'accro des livres que je suis! Et j'ai du résister à l'envie de rafler tous les jolis marque pages qui se trouvaient là!

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Le temps que je finisse ma boisson et que Pierre Pevel ai fini son repas, un peu de monde avait déjà rempli la petite salle réservée pour l'occasion. Une ligne se forme pour avoir enfin l'opportunité d’acquérir le livre et de le faire signer par l'auteur. Certains ont apportés leur propres livres, Les lames du cardinal par exemple et Pierre Pevel accepte volontiers de signer plusieurs exemplaires. Il prends le temps de parler avec chaque personne et je peut dire que les deux lecteurs qui sont passés devant moi étaient assez émus! 

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Lorsque ce fut enfin mon tour, j'ai tout d'abord pris quelques secondes pour examiner mon exemplaire de Haut Royaume et je dois dire qu'il est vraiment beau! Il est relié et la couverture sobre en noir me plaisent beaucoup. Puis je me présente, et demande à l'auteur comment lui est venue l'idée d'écrire Haut-royaume. "C'est compliqué, en fait je voulais écrire une histoire simple, un seul volume. Puis tout en écrivant je me suis attaché à un personnage en particulier, et j'ai imaginé d'où il venait, quelle était son histoire. Mon éditeur m'a alors conseillé d'en faire une histoire et ça à pris de grosses proportions! " Très sympathique, Pierre Pevel parle avec amour de son livre et reste très abordable. 

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Il me fais donc une petite dédicace, m'offre un des marque pages que j'ai convoité plus tôt et "comme je suis une fille" j'ai droit à une petite rose en papier! Eh oui, un vrai gentlemen ce Monsieur Pevel, il a une petite réserve de roses en papier pour les demoiselles qui viennent se faire dédicacer un livre ! 

Voila mon butin: 

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Merci à Pierre Pevel pour le moment très sympathique qu'il m'a accordé et à l'équipe du Dernier Bar, vraiment sympa! 

 

Et comme je n'ai pas pu résister à l'envie de lire dès que j'ai été dans le bus, je partage avec vous le premier paragraphe du premier chapitre du roman:

" Une lune cendre s'était levée sur la capitale des duchés de Sarme et Valence. Elle se reflétait à la surface d'une lagune dont les eaux noires et basses étaient traversées par des salamandres luminescentes. C'était l'été. La Grande Nébuleuse remplissait le ciel. La nuit était chaude, étouffante, envahie par l'odeur de vase qui montait des canaux et empuantissait jusqu'aux plus sombres et discrètes venelles des vieux quartiers d'Alencia. Une lanterne brûlait au fond de l'une de ces ruelles. Entourée d'un ballet d'insectes, elle éclairait une porte à laquelle Lorn Askariàn frappa d'un poing ganté de cuir. Ignorant qu'il paierait bientôt le prix de sa loyauté, il venait secourir un homme dont la vie lui semblait valoir plus que la sienne.

Dans la porte, le panneau d'un guichet coulissa.

Parce que sa capuche cachait le haut de son visage, Lorn releva la tête et laissa voir ses yeux. Il attendit, la main posée sur le pommeau de l'épée, silhouette sombre et immobile dans la lueur incertaine.

Le guichet claqua et la porte s'ouvrit.

Lorn entra, suivi de près par un homme qui, jusque là, se tenait à l'abri dans le renfoncement d'un porche. Âgé d'une soixantaine d'années, Odric traversa la rue aussi vite qu'il le put en serrant les pans d'une cape noire autour de ses maigres épaules et, sitôt à l’intérieur, poussa un bref soupir de soulagement. Puis il vit les murs graisseux, le plancher maculé d'épaisses souillures, les mauvaises chandelles de suif jaune qui fumaient et la loque fendue par le milieu qui faisait office de rideau au fond du couloir. Sordide, l'endroit n'était pas de ceux qu'un digne serviteur d'un prince de sang avait coutume de fréquenter. 

-Ce...Ce ne peut être ici, murmura le vieux domestique d'une voix inquiète.

Lorn ne répondit pas.

Une épaule sortie, l'homme qui leur avait ouvert se tordait le cou afin de scruter le ciel.Il était grand et lourd, imposant, parfait pour l'emploi qu'il occupait. Il finit par refermer la porte d'un air préoccupé et donna machinalement un tour de clé dans la serrure. 

-Toujours pas d'orage, grommela-t-il.
-Je cherche une fille, annonça Lorn.
-C'est pas la spécialité de la maison. 
-Elle se nomme Lidah. Tu la connais?

Un solide bâton clouté à la ceinture, le portier observa Lorn d'un œil faussement indifférent. Celui-ci venait de retirer ses gants mais avait gardé sa capuche. Son épée était une large lame skande, avec une garde en panier qui enveloppait la main: une arme redoutable, mais qu'il fallait savoir manier. Un poignard était glissé dans sa botte droite.

-Alors? insista calmement Lorn. Tu la connais?
-Possible.

Lorn s'attendait à devoir jouer ce petit jeu. Il tenait prête une pièce d'argent qu'il fit sauter en l'air et que l'autre attrapa au vol.

-Lidah est là. Qu'est-ce que tu lui veux?
-Rien.
-Et lui? ironisa le portier en désignant Odric. Il lui veut rien non plus, à Lidah?
-Non plus, confirma Lorn sans ciller.

L'homme haussa les épaules avant de tirer sur un cordon qui pendait près de la porte. Une main flétrie écarta le rideau au fond du vestibule, celle d'une petite femme sèche et trop fardée qui s'inclina et attendit, un sourire obséquieux aux lèvres. 

-Je suis Madame Veld, dit-elle. Par ici, je vous prie.

Derrière le rideau, un escalier descendait dans des ténèbres silencieuses et odorantes."


Ça vous donne envie d'en lire plus? Moi aussi!!

Commentaires (1)

1. rekommenderas partihandel Louis Vuitton (site web) 07/10/2014

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